Série menu du réveillon de Noël: la tourtière de millet

À l’origine, le nom tourtière viendrait du récipient de cuisson dans lequel on faisait cuire un mélange de viande et de légumes entre deux abaisses de pâte.

Apparemment que la plus vieille recette documentée de ce que nous considérons aujourd’hui comme une tourtière daterait du 14e siècle, avec des évidences de prototourtière remontant même au 5e siècle. 📖

Selon les régions et les terroirs, elle existe sous une multitude de formes et d’appellations, avec des recettes qui varient d’un endroit à l’autre. Chaque endroit défendant fermement sa composition comme étant LA vraie, au risque de se faire accuser de blasphème si on avance le contraire! Parlez-en à quelqu’un du Lac-St-Jean juste pour voir. 😅

Il existe aussi une légende urbaine que le nom tourtière viendrait de la tourte voyageuse (Ectopistes migratorius), une espèce d’oiseau aujourd’hui disparue. Or, le pâté à la viande qu’on appelle couramment tourtière ne doit pas son nom au fait qu’il était cuisiné avec cet oiseau même si, à une certaine époque, il ne fait aucun doute que la tourte voyageuse a pu être massivement utilisée, de par sa présence en abondance en Amérique du Nord. Un autre exemple de la pression humaine ayant poussée une espèce animale à l’extinction.

Pour le réveillon de Noël, nous y allons avec une version végétale qui saura charmer tous les invités, même les plus sceptiques. 😉

Une fois de plus, Jean-Philippe Cyr nous montre qu’il est délicieux et facile de moderniser nos traditions les plus chères pour le bien-être des animaux et de la planète. 🌱